Protéines membranaires et assemblages colloidaux
CNRS GDR 2478

 

Interactions protéines / protéines ou peptides dans les membranes et micelles.

Saulieu 24-27 octobre 2004
Organise par: Cecile Breyton, Pierre Hubert et James Sturgis
 

Méthodes génétiques. Les systèmes "double hybride" et leurs dérivés applicables aux protéines membranaires : Toxcat, etc...

Pierre Hubert
CNRS UPR 9027, LISM - IBSM, 31 Chemin Joseph Aiguier, 13402 Marseille cedex 20 et INSERM U575, PhysioPathologie du Système Nerveux, 5 rue Blaise Pascal, 67084 Strasbourg

Le système "double-hybride" a été développé chez la levure Saccharomyces cerevisiae pour mettre en évidence des interactions protéine/protéine (1). Ce système est basé sur l'utilisation d'un activateur de transcription (GAL4 à l'origine) dont les domaines de liaison à l'ADN et d'activation de la transcription peuvent être dissociés. Le principe du double-hybride consiste à exprimer dans la levure deux protéines dont on veut tester l'interaction sous la forme de protéines hybrides fusionnées l'une avec le domaine de liaison à l'ADN, l'autre avec le domaine d'activation de la transcription. Si les deux protéines interagissent, les deux domaines sont de nouveau associés, permettant ainsi la transcription d'un gène rapporteur. Cette approche double-hybride a très rapidement connu un grand succès pour la mise en évidence d'interactions binaires entre protéines, l'établissement de cartes d'interactions pour une protéine connue qui peut servir d'appât pour cribler une banque, etc... De nombreuses variantes sont apparues : autres facteurs de transcription, autres gènes rapporteurs, système "triple-hybride". Les principaux inconvénients résident dans l'existence de nombreux faux positifs et faux-négatifs. Et surtout, dans le cadre de cet atelier, la technique "double hybride" chez la levure présente un défaut rédhibitoire en ce qu'elle ne peut pas permettre de mettre en évidence d'interactions entre protéines membranaires, du fait de l'obligatoire localisation de l'interaction dans le noyau de la levure.

Plus récemment, d'autres systèmes analogues sont apparus qui permettent l'analyse d'interactions entre protéines membranaires. Il s'agit de systèmes de complémentation protéique, s'affranchissant de l'étape d'activation de la transcription d'un géne rapporteur (qui seront présentées par Daniel Ladant), et des systèmes bactériens (revue en 2). Un premier système a été ainsi développé autour du facteur de transcription membranaire ToxR du vibrion cholérique (3). C'est principalement ce système, baptisé Toxcat qui sera présenté et discuté (4).


the Webmaster
28 Octobre 2004